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Mardi 15 avril 2008 à 22:00

Paris, ville où les vacances n'ont pas encore débarqué, m'ayant laissé l'opportunité de rendre une visite à la Sorbonne pour la rentré prochaine, a vu aujourd'hui se dérouler une nouvelle manifestation populaire.

Je prenais le métro de Saint Jaques à Guy Môquet (épouvantail/mascotte politique) en passant par Montparnasse lorsque, en tête de train, je me retrouva avec une masse de vieux bourgeois coincée à la station Invalides, un colis suspect ayant été trouvé à la station qui suivait... et là, c'est la drame !

Je me rend vers la correspondance de la ligne 8, afin de me rediriger vers Concorde pour rejoindre la ligne 12, et d'atteindre enfin le 18ème arrondissement, me disant que c'était le moyen le plus sûr de rejoindre mon immeuble haussmannien entière, naïve que je suis...

Sarko si tu savais, ta réforme où on s'la met...
Le quai de la ligne 8 était envahi par les jeunes manifestants, clamant leur opposition sous terre. Ceux qu'on entendait hurler à travers les souterrains de Paris, ces personnes emplies de convictions finissant par regagner leurs clapiers comme tout le monde. Mais en gueulant des slogans en kit.

...

Sinon aujourd'hui j'ai vu une publicité affichée sur l'église fermant la rue Voltaire - et ouais, le clergé barre bel et bien la voix du philosophe - vantant le catéchisme dans l'éducation des vrais valeurs aux enfants.

Publié dans Egologie

Vendredi 11 avril 2008 à 12:30

ou Manifestation de Cons

Jeudi 10 avril 2008.

Une manifestation se déroule dans Paris, contre une loi appelée Darcos parait-il. J'arrive en cette journée ensoleillée - vers une dur journée d'esclavagisme - à Levallois via la station Anatole France, ligne des bourgeois.
Et là, alors que je m'engage dans la rue Voltaire (paix à son âme) vers la Marie de cette ville où même le centre Leclerc (commerce démuni de sous-marques) est envahi pour les bourgeoises, un spectacle tout à fait fascinant s'étale sous mes yeux : des centaines de lycéens marchant en petits groupes riants s'écoulent dans la rue en sens inverse.
Déjà que la place sent le fric concentré, imaginons le ressenti de pauvres déchets de la société face à ce banc de gosses de riches tous fondus dans ce que la société de consommation produit de mieux en ce moment en matière de jeunesse : des tektoniks killers, des fashions, des racailles version tapettes (et anti turcs vu le drapeau qu'il se délectait à piétiner) et quelques pouffes emos...
J'ai donc eu la joie et le privilège de passer à travers ce troupeau contestataire, entre un flic immobile et un petit groupe de lycéens s'adonnant joyeusement au célèbre vol à l'étalage, sorte de rite initiatique à la vie citoyenne, pour le fun...
Et là, une question pertinente s'exprima de la bouche de Frédéric, (l'autre gothopauvre avançant à me cotés) à savoir où se trouvaient les étudiants, ceux qui sont aussi supposés être concernés par tout ce bordel, ceux qu'une fois la couche bobo grattée se repèrent à leur dégaine de sales pauvres. Ceux qui se sont tapé le bac dans des lycées de merde faute de moyens financiers. Ou encore tout ceux qui ont dépassé le stade du bac, comme... les professeurs ? Pas à Levallois visiblement.
Quant aux slogans des manifestants, on n'entendit seulement que j'avais un trou dans mon collant.
Ils sont mignons ces lycéens.

Publié dans Egologie

Samedi 5 avril 2008 à 21:21



A défaut d'émeutes, les économies seront la base de l'union entre gendarmerie et police nationale, premier pas vers une dictature digne de ce nom (il était temps)

Et oui ça me fait marrer.

Publié dans Hémorroïdes

Dimanche 30 mars 2008 à 18:00

Ces dernières semaines, j'ai...
- arrêté de dessiner à cause d'un handicap psychologique très prenant.
- fait de la comptabilité - un travail hautement intellectuel - chez une personne vivant dans la peur du contrôle fiscal, et du cancer aussi.
- entrepris de me perdre dans la lecture de divers histoires plus ou moins intéressantes, ce qui fut aussi le seul moyen efficace pour moi de ressentir la moindre émotion ces jours là.
- passé beaucoup de temps à regarder South Park et Daria en me faisant pouiker par mon hôte lors de ces séances, j'y reviendrai...
- eu des bleus recouvrant l'ensemble de mon épiderme, telle la parure féline d'une créature en voie de disparition (voir point précédant)
- mangé du chwal.
- modifié une nouvelle fois la disposition de ma chambre (et démonté ce qui restait de mon lit mezzanine) me disant que puisque Morgoth ne viendrait plus - débarquement sur l'île des célibataires le 6 mars - je n'avais pas besoin d'avoir mon lit isolé dans un coin sombre.
- achevé mes congés sentimentaux, voir le dessin inspiré d'une idée d'eXupery à ce sujet.
- repris l'édition d'un outil médiatique que j'ai voulu abandonner au profit de son ancêtre. L'article concerné restera hors ligne jusqu'à ce que je puisse arracher cette affiche magnifique que j'ai vu dans le métro.
- discuté avec demon de ma vie misérable, et pris conscience en repensant à tout ceci à la laverie automatique qu'y réfléchir n'y faisait aucun bien, sinon me faire réaliser que tout ce que je vis (mal) sur le plan psychologique et relationnel s'explique par le manque d'estime de soit et la peur.
- approfondi ma relation avec mon acolyte fan de Daria se prenant parfois pour Trent.
- reçu des fleurs, comme l'indique l'article {47}
- fait du baby-sitting.
- repris le dessin (voir lien concerné ci-dessus)

Publié dans Egologie

Vendredi 28 mars 2008 à 23:00

Aujourd'hui j'ai eu la surprise - et lorsque j'évoque ma stupeur je ne mesure pas l'étendue de cet euphémisme - de recevoir des fleurs. Moi, rendons-nous compte de l'évènement, j'ai reçu des fleurs.

Et malgré l'étendue de ma courtoisie, de ma générosité, et j'en passe... ce n'était pas une couronne. Juste un bouquet de roses rouges et blanches.


Pureté d'un amour passionné (platonique)


Merci pour ces quelques fleurs.





Toutefois, je ne peux me contenter de remercier l'expéditeur de ces plantes qui sont maintenant en train de se décomposer sur un fond d'eau d'un bac en plastique ayant pour vocation première d'être une poubelle.

Il y a quelque chose de sordide dans tout ceci. Je laisse aux éclairés le soin d'apprécier le dérisoire - comme dirait demon, le rire est la politesse du désespoir - que dis-je, le pathétique de la situation. Moi qui ne devrais recevoir de fleurs de personne, et encore moins de cette personne... et encore, je n'étalerai pas le contexte de cet évènement, après lequel mon généreux donateur pris bien soin de me parler comme à un mollusque perdu dans la chaine de l'évolution. Mais après tout, ne conseille-t-on pas de dire les choses avec des fleurs ? Des roses qui plus est, comme si le simple envoi de fleurs ne faisait pas assez psychopathe frustré...

Pour ma part je communique les choses aussi pitoyablement : avec un putain de clavier. Mes touches sont comme ces bouquets composés, mais délivrent un message bien moins subjectif, à savoir que tes quatre blanches et cinq rouges je te les ferai bouffer si je pouvais.

Putain de merde...

Publié dans Egologie

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